Le Centre Sawt Al-Hikma appelle à déclarer le 15 mars « Journée internationale de solidarité contre l’islamophobie »

De Articles, Nouvelles importantes, Nouvelles quotidiennes. Puisque11 mois.2021-03-16T11:07:42+03:0011:07 mardi 16 mars 2021 / _16 _mars _2021|

Le Centre Sawt Al-Hikma de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) appelle les États membres de l’OCI, tous les pays du monde, les organisations gouvernementales et non gouvernementales et tous les militants des droits de l’homme et des libertés religieuses, à exhorter les Nations Unies à déclarer le 15 mars de chaque année « Journée internationale de solidarité contre l’islamophobie ».

Le Centre estime que cet appel intervient à un moment où les rapports internationaux et les statistiques officielles révèlent une croissance alarmante des sentiments et des attaques anti-musulmans dans le monde, en particulier dans les pays à minorités musulmanes, ce qui a incité de nombreuses voix à s’élever pour mettre en garde contre la propagation d’une « épidémie d’islamophobie », alimentée par des discours de haine et des préjugés contre tout ce qui a trait à l’islam.

« Sawt Al-Hikma » souligne que cet appel s’inscrit dans le prolongement de ses efforts antérieurs à cet égard. En effet, il a lancé l’année dernière une campagne mondiale de collecte de signatures électroniques, appelant les Nations Unies à déclarer le 15 mars « Journée internationale de solidarité contre l’islamophobie », une campagne qui a remporté un franc succès sur les réseaux sociaux et qui a été marquée par la participation de nombreuses personnes dans le monde entier. Malgré une forte mobilisation, la situation est restée inchangée et le centre n’a reçu, à ce jour, aucune réponse explicite des Nations Unies.

La date de la Journée internationale de solidarité contre l’islamophobie a été choisie symboliquement en référence au 15 mars 2019, qui marque le jour de l’attaque des deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, au cours de laquelle des dizaines de musulmans ont été tués alors qu’ils accomplissaient leurs prières.  Il s’agit d’une tentative de mise en garde contre les conséquences dévastatrices de la propagation de la haine et de l’hostilité envers les musulmans et des crimes terroristes odieux qui ont pour effet de priver des innocents de leur vie.

L’appel du centre est basé sur plusieurs déclarations de M. António Guterres, l’actuel Secrétaire général des Nations Unies, dans lesquelles il a mis en garde à plusieurs reprises contre la montée de l’islamophobie dans le monde et ses effets sur la situation des réfugiés, le rôle du discours de haine dans la propagation de ce phénomène, et comment l’anti-islam est l’un des facteurs qui alimentent le terrorisme, dans l’intérêt des organisations extrémistes. C’est pourquoi, le centre estime que l’observation d’une journée internationale de solidarité contre l’islamophobie va dans le sens de ces déclarations.

Le Centre affirme également que l’islamophobie est reconnue comme un crime selon (la Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination raciale sous toutes ses formes), puisque tout ce qui s’applique à la discrimination raciale s’applique également à l’islamophobie, ce qui fait de ce phénomène un déni des principes de la Charte des Nations Unies, une violation des droits de l’homme et des libertés fondamentales déclarées dans la (Déclaration universelle des droits de l’homme), un obstacle à l’établissement de relations amicales et pacifiques entre les nations et une réalité qui mettrait en péril la paix et la sécurité entre les nations. Ainsi, s’opposer et confronter ce phénomène, et sensibiliser à son danger, est un besoin crucial et urgent.

Par conséquent, le Centre Sawt Al-Hikma espère que son appel recueillera l’appui nécessaire pour exhorter les Nations Unies à répondre à cette demande et à déclarer le 15 mars de chaque année « Journée internationale de solidarité contre l’islamophobie », ce qui contribuera à encourager toutes les institutions, organes et individus dans divers pays du monde à s’attaquer à ce phénomène, à éliminer ses causes et à créer des conditions favorables pour que les sociétés multiethniques et multireligieuses soient inclusives et harmonieuses.

 

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